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025 - Éviter les crises par la prévention

Être parent dans l'intensité ·
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Bienvenue à être parent dans l'intensité où on laisse de côté les conseils parentaux généraux et à la place on se concentre à répondre différemment aux besoins de nos enfants et à nos besoins à nous aussi pour traverser les tempêtes avec plus de calme de clarté et de confiance. Moi c'est Anouk et je suis la plus pour naviguer le tout avec vous. Je tiens à souligner que le contenu de ce podcast est pour information seulement et ne remplace pas le soutien ou les conseils d'un ou une professionnelle. Aujourd'hui, on va faire un peu comme la suite du dernier épisode. Donc si vous ne l'avez pas écouté, je vous suggère d'aller l'écouter en premier.
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Mais si vous êtes comme moi puis vous êtes toujours de votre voiture, ce ne sera peut-être pas possible. La dernière fois on a parlé de gérer des moments dans la routine qui sont particulièrement difficiles régulièrement problématiques. Cette fois-ci je veux aller comme en amont et parler de prévention qui vont c'est comme complémentaire. Donc l'idée c'est oui évidemment de cibler ces moments-là de la routine qui sont plus difficiles, mais aussi de travailler en amont, de travailler avant que tout ça se déclenche puis pas juste sur ces moments-là précisément. Fait que oui dans notre quotidien souvent il y a des moments dans notre routine qui sont particulièrement difficiles puis on veut travailler sur ça pour faire un changement le plus vite possible parce que ce changement-là va rendre d'autres types de changements possibles entre autres travailler en amont.
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Parce que quand on est trop dedans, quand il y a trop d'enjeux, quand il y a toujours les mêmes routines qui reviennent sans arrêt problématique, on n'a pas l'énergie pour faire d'autres choses. Fait que cet épisode-là de travailler vraiment sur la ou les routines les plus difficiles où tu sais je parle de routine, mais ça peut être juste une transition ou quelque chose de dans votre journée qui est dans votre semaine qui est vraiment récurrent puis qui pose vraiment problème, qui draine l'énergie, qui cause des conflits, ces choses-là qui reviennent souvent, de commencer par travailler sur ça, trouver la cause de ça et le réduire. Ça peut vraiment être aidant. Mais il reste quand même que c'est comme un quick fixe. C'est quelque chose qu'on fait comme qu'on va aider.
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Oui ça va aider Cette routine là va pouvoir potentiellement s'améliorer parce qu'on va trouver la cause. Mais c'est juste cette routine là qui va s'améliorer. Puis si on travaille sur la cause de cet élément là, c'est possible. Oui on va faire un peu prévention. Probablement dépendant de c'est quoi la cause, on va pouvoir travailler en prévention.
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Mais l'idée c'est aussi de travailler en prévention générale sur comme l'ensemble de notre quotidien si on veut. Donc il va avoir comme 2 niveaux si on veut au niveau de la prévention. Puis ça s'applique autant à nos enfants que nous. Puis je vous encourage aussi si vous les avez pas écouté à aller écouter les épisodes sur le système nerveux, les épisodes 7 à 9 pour être familier avec ce concept-là parce que c'est vraiment important puis ça fait c'est comme sous-jacent, c'est vraiment l'élément de base de de tout ce qui est prévention parce que ce qu'on veut dans le fond c'est de garder notre système nerveux à un niveau qui va nous permettre de fonctionner mieux. Puis il y a plein de façons de faire ça.
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Parce que un des problèmes, c'est souvent qu'on va essayer de régler sur le coup le problème quand ça ne va pas bien. Puis ça, c'est une des raisons pour lesquelles l'épisode de la dernière fois, c'était ça l'objectif de dire dès là on ne va pas. Quand la crise commence, il est trop tard. C'est en général, oui on peut ride a waves, on peut comme aller vivre la crise avec notre enfant, puis il y a des choses qu'on peut faire pour éviter que ça empire et tout ça. Mais une fois que la crise a commencé il est déjà un peu tard c'est vraiment avant qu'il faut travailler.
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C'est vraiment en trouvant les causes de ces éléments-là et en faisant de la prévention générale qu'on va y arriver. Parce que par exemple, c'est plus ça, c'est classique là, un enfant qui va se désorganiser en revenant de l'école, essayer de gérer cette désorganisation là. Donc oui, on peut faire des choses sur le coup en se disant bon mon enfant est souvent désorganisé en revenant de l'école, que je peux faire quand mon enfant revient à l'école, est-ce qu'il a besoin de manger rapidement, est-ce qu'on laisse faire les devoirs pour l'instant, on les fait plus tard ou on les fait à la fin de semaine si c'est possible. Il y a comme plein de choses qu'on peut faire là au retour de l'école, mais au retour de l'école, l'enfant il est déjà désorganisé. Il est déjà tard pour agir.
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Puis on fait notre mieux. Je sais que c'est arrêté beaucoup de la collaboration de l'école pour faire des accommodements à l'école, surtout si la désorganisation arrive à la maison puis à l'école pour être vraiment difficile. Donc c'est possible que la prévention puisse pas se faire à l'école. Difficile. Donc c'est possible que la prévention puisse pas se faire à l'école ou en tout cas soit très difficile à l'école ou pas suffisante à l'école.
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Dans certains cas même quand l'école collabore puis est vraiment soutenante, c'est difficile puis ce n'est pas suffisant pour l'enfant ça prendrait plus que ce que l'école peut peut offrir dans son contexte surtout actuellement, ce n'est pas évident. C'est donc c'est là que travailler en prévention dans ce sur quoi on a un contrôle comme parent va peu faire une différence. Puis je mets comme peu ici parce que surtout si c'est à l'école l'enjeu ça se pourrait que peu importe ce que vous fassiez vous serez jamais capable de faire une vraie différence parce que c'est trop de surcharge à l'école pour certains enfants surtout s'il n'y a pas de soutien ou d'accommodement qui sont qui sont offerts mais on travaille sur ce qu'on est capable de travailler il y a des choses sur laquelle malheureusement on n'a pas autant de contrôle ou que les changements sont impossibles pour notre famille peu importe. Donc c'est là-dessus qu'on va se concentrer aujourd'hui sur quoi on a du contrôle. Puis une des choses qui est, il y a des raisons qui fait que c'est difficile de travailler en prévention, c'est souvent parce que on ne le voit pas l'impact au-dessus.
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Quand on travaille en prévention, ça prend du temps avant d'avoir un impact et on ne voit pas ce qu'on évite et on voit la conséquence de quelque chose qui arrive, mais ce qui arrive pas, on ne s'en rend pas compte. Puis ça, c'est l'enjeu de la prévention, pas juste dans notre vie là, mais en général. C'est une des raisons pour lesquelles en santé, alors qu'on sait, tout le monde sait dans les recherches que ça devrait de la prévention, puis que ça aiderait énormément les coûts, par exemple du système de santé, ça ferait une immense différence que les gens seraient moins malades, que c'est, il n'y a pas d'investissement massif en prévention parce que c'est beaucoup plus dur de prouver qu'on a fait cette différence quand quelque chose n'arrive pas. Puis oui, il y a des façons de le faire, mais c'est juste l'humain se voit moins les choses qui arrivent pas que les choses qui arrivent, ce qui est juste normal. Mais la prévention fait pourtant une immense différence peu importe le contexte ou le milieu.
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Donc c'est vraiment important de travailler là-dessus. Mais je vais y revenir souvent c'est un des défauts principales, c'est justement ça, c'est qu'on a tendance à oublier à quel point la prévention peut faire une différence même quand on s'y met. Puis surtout, je reviens à cet élément-là nous comme parents, notre prévention à nous, ça veut dire travailler sur notre capacité à nous à supporter des choses, travailler sur notre capacité à nous, notre système nerveux à nous, réduire la stimulation pour nous, réduire la demande pour nous pour avoir plus de capacité à soutenir notre enfant de plein de façons puis je vais y revenir dans un autre épisode, mais c'est ça aussi ça fait une immense différence, c'est que ce n'est pas juste de travailler en prévention pour notre enfance, c'est aussi de travailler en prévention pour nous-mêmes comme parents. Ça va faire une très grande différence. Puis des fois, si dans un contexte comme le retour à l'école, on n'a pas de pouvoir parce que l'école où notre enfant ne veut pas ou ne veut pas collaborer, puis nous aider, il ne veut pas faire d'accommodement, notre enfant en a beau mettre en place plein de choses, il n'y a rien qui fonctionne.
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La seule chose qui nous reste comme pouvoir comme parent, c'est de travailler sur nous, faire la prévention à notre niveau puis être capable nous de recevoir notre enfant en désorganisation le soir après l'école sans tomber dans un état de nous-mêmes de désorganisation. Plutôt que de dire là j'ai peur d'aller chercher mon enfant à l'école parce que je sais qu'il va être désorganisé ou de le réceptionner de l'autobus quand il va revenir à la maison parce qu'il va être probablement désorganisé. J'ai peur parce que j'ai peur c'est encore pire. Souvent, c'est ça qui va se passer parce que l'on va nous-mêmes se retrouver désorganisé. Mais à la place d'avoir cet espace-là, c'est le pouvoir qui nous reste.
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C'est le pouvoir de dire, moi j'ai l'espace de recevoir mon enfant en désorganisation puis de faire ce que je suis capable de faire pour l'aider à se calmer, à se réorganiser. Puis ça veut souvent dire pas faire les choses comme d'autres parents, pas faire les devoirs par exemple même s'il faudrait puis gérer ça avec l'école, pas exiger quelque chose de particulier autour de l'école quand normalement on devrait exiger notre enfant. Ça peut vouloir dire un paquet d'affaires, mais surtout ça veut dire moi j'ai l'espace comme parent de prendre un enfant en crise, de recevoir mon enfant en crise. Puis des fois, c'est le seul pouvoir qui nous reste. Mais ça joue énormément.
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C'est un grand pouvoir qu'on a quand même qui est dur parce que ça reste que c'est sur nos épaules. Mais ça reste un pouvoir qu'on a comme parent, donc de le reprendre ce pouvoir-là puis dire je travaille si je peux rien faire d'autre, je vais travailler sur ma façon à moi, ma prévention à moi, sur moi pour être capable de recevoir la crise. C'est sûr que ce n'est pas l'idéal, mais ça reste que c'est une des formes de prévention qu'on peut faire. Ce voudrait par contre, ce n'est pas ça. Ce qu'on voudrait, c'est d'essayer d'empêcher que notre enfant arrive en crise parce que quand il est en crise, il est en détresse, il n'est pas bien.
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Mais des fois, c'est tout ce qu'on peut faire. C'est vraiment important de ne pas l'oublier cet aspect-là que notre prévention à nous joue aussi un rôle important. Donc donc voilà, c'est plus facile de rester calme nous quand on n'est pas sur le bord de déborder quand on reçoit la crise. Puis quand on parle de prévention, on parle globalement dès le matin et tout, on peut prévenir la crise du soir. Dès la fin de semaine, on peut prévenir la crise du soir quand on connaît la cause.
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Je vous rapporte encore à la à les derniers épisodes. C'est ça, c'est de dire je sais c'est quoi la cause. Je sais par exemple que mon enfant a tout le temps faim, je vais donner une collation de plus dans le lunch par exemple où je vais changer la texture de la collation dans le lunch. Ça c'est des choses si vous le savez pas trop puis vous avez de la difficulté à identifier les besoins au niveau sensoriel je vous réfère en ergothérapie là c'est vraiment un ergothérapeute qui connaît bien les enjeux sensoriels c'est vraiment votre source pourrait vous aider à identifier ces besoins-là de votre enfant. Parce que des fois ça peut être, ça peut ne pas être évident.
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Tu sais quand je parle de texture d'aliments, c'est comme on n'y penserait pas nécessairement comme parent. Mais des enfants par exemple que ça leur prend quelque chose de croquant, mais ça va les aider à se calmer en rentrant dans l'auto. C'est quelque chose comme ça. C'est des choses, des fois, c'est juste des des des, c'est un exemple, mais c'est des choses comme ça qui peuvent faire que ça va faire une différence au courant de la journée, c'est de faire ces petites choses-là. Puis de travailler sur toutes les éléments qui peuvent dérégler pas juste le jour même, mais en général.
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C'est comment est-ce qu'on peut modifier, comment est-ce qu'on peut modifier notre quotidien pour enlever des choses. C'est comme le matin, on peut changer la routine du matin pour faciliter le retour de l'école. Ça a l'air absurde de dire là c'est le retour à l'école, le problème c'est pas la routine du matin. Oui sauf que au global l'enveloppe de capacité de l'enfant elle l'a pas recette quand il est arrivé à l'école au contraire. Fait que si on a réduit la demande le matin même si le matin n'est pas le moment problématique, si on réduit la demande le matin, ça se pourrait que la journée à l'école soit moins pire, puis que le soir, il soit moins en surcharge.
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Peut-être même que c'est la veille au soir qu'il va falloir réduire, il va falloir faire des changements pour permettre que le lendemain soir, ça se passe mieux. C'est vraiment de penser en avant, de passer en amont, de se dire ok, peut-être que c'est le vendredi, le dimanche soir qu'il faut changer quelque chose pour que le reste de la semaine se passe mieux. C'est vraiment de prendre une lunette plus globale. C'est comme le dernier épisode, on parlait de un élément, on concentre sur ça, on trouve la cause pour ça. Là, on prend un pas de recul puis on se dit ok, dans toute ma semaine, qu'est-ce que je pourrais faire pour réduire la charge sur mon enfant qui fait qu'il va être plus capable d'avoir de la capacité à tel ou tel moment, quel genre de choses sont trop stimulantes, quel genre de choses sont trop exigeantes pour mon enfant en ce moment qui fait que je pourrais l'enlever puis permettre qu'après ça il va aller mieux.
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Fait que oui, c'est ces éléments-là qu'il faut comme explorer pour avoir une meilleure idée puis des des meilleures capacités puis la même chose pour nous. C'est est-ce que moi je peux m'enlever quelque chose dans ce que j'ai à faire ou m'ajouter quelque chose qui me fait plaisir pour avoir plus de capacités. Puis pas nécessairement aujourd'hui peut-être que c'est pas possible aujourd'hui mais peut-être que dans une semaine où je vais être capable pour en avoir plus de capacités en général. Peut-être que je peux en faire juste un petit peu chaque jour pour avoir, en fait il faudrait qu'on soit capable si on est dans un monde idéal on en ferait un peu chaque jour pour parce que ça prend ça d'entretenir notre système nerveux mais des fois ça se peut pas. Comment est-ce que je peux moi réduire mes demandes, réduire mes exigences envers moi-même pour être capable d'avoir la capacité de prendre ce qui est vraiment important, d'être là quand c'est vraiment important.
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Parce que des fois on a tendance à focuser sur des choses puis se dire ben là il faut absolument que je fasse ça mais ce qu'il faut vraiment tu sais par exemple je sais pas si un classique là c'est la fête d'un enfant à l'école fait que là il faut amener des muffins faites maison là ou un gâteau fait maison mais surtout sans arachides, sans gluten, sans lactose, sans oeufs, sans parce qu'il faut s'arrêter qu'il y a tous les enfants qui ont des intolérances. Puis je veux dire, moi j'en ai plein des intolérances, je n'ai vraiment pas de problème avec ça, mais c'est compliqué, puis c'est lourd comme parent. Faut-il vraiment les faire maison ou on peut l'acheter le gâteau Ce n'est pas grave, personne ne va s'en rendre compte, puis même si les gens s'en rendent compte, ce n'est pas important, on n'est pas un moins bon parent parce qu'on ne l'a pas fait maison. Est-ce qu'on est vraiment obligé d'accompagner la classe dans telle activité? Peut-être que non, peut-être qu'on n'ira pas cette fois-ci.
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Si on doit y aller parce que notre enfant en a besoin, est-ce que c'est nécessaire que ça soit nous? Est-ce que ça peut être un autre proche? Est-ce que ça peut être un accompagnateur? Est-ce qu'on peut laisser faire la sortie cette fois-ci parce que c'est peut-être mieux pour tout le monde, l'enfant inclus. Se questionner sur des choses qui sont souvent comme un acquis.
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Je pense aux devoirs par exemple, il faut absolument faire les devoirs. Peut-être pas. Peut-être que ça vaudrait la peine d'en parler avec le prof puis de dire le soir ce n'est pas possible. Mon enfant n'a plus de capacité le soir pour faire les devoirs. Comment est-ce qu'on peut faire autrement?
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Il y a des profs qui vont être réceptifs à ça, d'autres qui ne le feront pas. Mais ça vaut la peine de se poser la question. Si on n'en parle pas, le prof ne sait pas que ça ne marche pas le soir dans certains cas parce qu'il y a des enfants qui ne vont pas l'exprimer. C'est de penser un peu comme ça de toujours, je vais toujours revenir avec ça, il faut penser en dehors de la boîte. On a des enfants qui ne rentrent pas dans les boîtes.
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C'est des carrés dans des trous ronds. Ça ne rentre pas et qu'il faut penser différemment pour être capable de trouver la bonne façon de répondre à leurs besoins. Puis la bonne façon de répondre à nos besoins parce que nos besoins aussi doivent être répondu différemment parce que notre contexte n'est pas le même. Fait que tous ces éléments-là pour permettre de prévenir en amont les crises, de prévenir en amont la désorganisation parce que tu sais dans les faits ce n'est pas dans la crise. La crise comme telle, ça ne me dérange pas.
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Ce qui me dérange, c'est le fait qu'un enfant en crise, c'est un enfant qui n'est pas pire, c'est un enfant qui va mal. Ça le problème. Puis oui la crise est dérangeante entre guillemets là, mais c'est ce qui est vraiment problématique c'est que l'enfant est mal quand il est en crise. C'est ça qu'on veut éviter, on veut éviter que l'enfant soit pas bien. C'est ça l'objectif, c'est ça le.
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Puis quand on parle d'un enfant en crise, je pense important de nuancer qu'un enfant en crise, ce n'est pas un enfant nécessairement qui fait une crise du bacon par terre. Ça peut être un enfant qui ne dit pas un mot. Ça être un enfant qui s'enferme dans ta chambre, qui ne dit rien. Ça peut être un enfant qui se referme sur lui-même, puis qui ne partage pas sa journée, qui ne dit pas un mot, qui ne raconte pas, qui dit qu'il n'y a rien qui s'est passé. Ça peut être un enfant qui s'oppose très verbalement en disant non je ne fais pas ça ou en faisant des comportements qu'on se considère problématiques encore une fois entre guillemets à l'école.
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C'est aussi un enfant en crise, c'est un enfant qui ne va pas bien, c'est un enfant qui n'est pas dans un environnement qui soutenant pour lui. Puis des fois si on a tendance à l'oublier, on a l'impression que c'est un enfant qui est juste capricieux, mais ce n'est pas ça. C'est un enfant qui est en crise, qui est en réaction de de stress. Donc ces éléments-là, c'est important de de se les rappeler aussi parce que des fois la crise, ce n'est pas ce qu'on penserait. Donc donc voilà, je pour ça, je veux juste revenir sur 2 éléments.
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Donc un que j'ai abordé déjà au début, on risque d'oublier. Si vous faites de la prévention suffisamment, puis que les choses s'améliorent, à un moment donné, vous allez vous dire, mais pourquoi je fais ça, j'en ai plus besoin. Puis là, on arrête de le faire, puis oui, puis on se rend compte que ça servait à quelque chose parce que les choses se mettent à se désorganiser. Si les choses s'améliorent, puis à un moment donné, vous voyez que ça se détériore. Posez-vous la question est-ce que j'ai fait des changements qui ont amélioré les choses, puis là, je les ai oubliés parce que ça allait bien.
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Parce que ça, c'est quelque chose qu'on va facilement faire. Et là-dessus, dans le même sens, c'est aussi une question de des fois c'est correct parce que des fois l'accommodement est plus nécessaire, mais des fois il faut le garder. Puis ça c'est quelque chose qu'on voit classique de dire dès lors on a mis comme une béquille l'enfant va mieux, il faut qu'on enlève la béquille. Non pas nécessairement. Peut-être on peut l'essayer.
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Mais si les choses recommencent à aller moins bien, il faut la remettre la béquille. C'est quelqu'un qui a une jambe cassée puis qui peut marcher parce qu'il y a des béquilles, on n'enlève pas ses béquilles. Mais c'est la même chose. Quelqu'un qui a besoin de lunettes, il voit bien parce qu'il y a des lunettes. Si on enlève ses lunettes, il va recommencer à moins bien voir.
00:17:53
Notre enfant, c'est pareil. S'il y a besoin de quelque chose pour fonctionner comme il faut, puis que là, il se met à fonctionner comme il faut, faut pas l'enlever, ce qui permettait de fonctionner comme il faut, faut le garder. Est-ce qu'il faut pas le réévaluer jamais Non, on peut le réévaluer, on peut le tester, mais il ne faut pas penser que automatiquement on a mis ça donc même temps que ça fonctionne bien, il faut l'enlever. Ce qui fait que ça fonctionne bien, c'est parce qu'on a mis un changement, c'est parce qu'on a fait un changement, c'est parce qu'on a mis un un accommodement. Donc il faut garder ça en tête.
00:18:21
Ça, c'est quelque chose que vous, ça se pourrait que vous ayez à défendre à l'école aussi s'il y a des changements qui sont faits l'école ça arrive souvent qu'ils vont dire ben là ça fonctionne bien on peut l'enlever souvent ça fonctionne bien parce qu'il y a un accommodement qui a été donné fait qu'il faut faire attention de pas les enlever trop vite ces changements-là et dans le même ordre d'idée parce que souvent c'est inquiétant où on se fait faire ce commentaire-là, ce n'est pas parce que l'enfant a une béquille maintenant qu'il ne peut pas en avoir une toute sa vie. Un, il pourrait ne pas en avoir besoin plus tard juste parce qu'il a grandi ou parce que peu importe, mais 2, ça se peut qu'il en ait besoin toute sa vie. Puis quand il va être un adulte, il va avoir beaucoup plus de facilité à se la mettre à lui-même, à la prendre cette béquille-là. Il n'y aura pas besoin qu'on lui donne. C'est quelque chose qu'on a tendance à oublier, mais les adultes ont beaucoup plus de liberté que les enfants sur comment adapter leur environnement puis leur réalité.
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Ce n'est pas 100 pour 100, mais quand même plus que la plupart des enfants. Donc petite petite nuance à apporter ici avant de terminer. Je sais que ce n'est pas nécessairement si concret. Pour le plus concret, c'était le dernier épisode parce que c'est un peu les mêmes éléments à observer. On veut un peu regarder la même chose.
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On veut prévenir les choses. On veut juste regarder la même chose que dans la foi, mais en en amont, en avance. C'est un peu ça l'idée au niveau de la prévention. Donc voilà, merci d'avoir été là aujourd'hui pour vous et pour vos enfants. Si vous pensez que l'épisode peut aider un parent de votre entourage, partagez-le, vous allez à la fois l'aider et lui dire je pense à toi et je te comprends et à y compris ça fait toute une différence.
00:20:04
Si vous voulez un petit coup de main pour aider à réguler votre système nerveux, vous pouvez aller voir le guide sortir du mode survie sur mon site qui va vous aider justement à identifier qu'est-ce qui peut vous aider à réguler votre système nerveux. Donc tout ça se trouve sur moment famille point c a, maman au pluriel. Je suis là pour vous pour que vous soyez là pour vos enfants.