
030 - Introduction à l’approche neuroaffirmative pour parents et intervenants
Être parent dans l'intensité ·
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Bienvenue à être parent dans l'intensité où on laisse ce côté des conseils parentaux généraux et à la place on se concentre à répondre différemment aux besoins de nos enfants et à nos besoins et nous aussi pour traverser les tempêtes avec plus de calme, de clarté et de confiance. Moi c'est Anouk et je suis là pour naviguer le tout avec vous. Je tiens à souligner que le contenu de ce podcast est pour information seulement et ne remplace pas les conseils ou le soutien d'un ou une professionnelle. Donc aujourd'hui on va parler de ce qu'est l'approche neuro affirmative. L'épisode s'adresse à la fois aux parents ou aux personnes intervenantes, thérapeutes, médecins, toutes personnes qui accompagnent des enfants neuro-divergents ou leurs familles.
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Je vous réfère d'abord à l'épisode précédent pour une décision de qu'est-ce que la neuro divergence parce que sinon vous risquez d'être un petit peu perdu aujourd'hui. Et si vous pensez savoir ce que c'est que la neuro divergence, je vous encourage quand même à aller l'écouter parce que j'ai vraiment fait un épisode qui amène beaucoup de nuances sur le concept avec le fait que ce n'est pas du tout un consensus sur qu'est-ce que la neuro divergence et pourquoi. Donc voilà, je commence l'épisode avec un petit avertissement, ce que je fais rarement, mais je tiens à le faire aujourd'hui parce que je pense que c'est un épisode qui pourrait être confrontant pour certaines personnes. Et je veux vraiment spécifier que le but, ce n'est jamais de critiquer qui que ce soit. L'objectif, c'est vraiment juste de donner de l'information qui pourrait, oui, nous vous amener à modifier votre façon de faire, modifier notre façon de faire avec nous-mêmes, avec nos enfants, avec les personnes qu'on soutient.
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Moi-même, je suis en constante apprentissage, attends. Je ne considère pas que je connais tout. Je ne considère pas que je suis spécialiste sur le sujet. J'en connais un rayon. J'ai fait beaucoup de recherches, beaucoup de formations sur le sujet, mais je continue à apprendre tous les jours.
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Sur le sujet, mais je continue à apprendre tous les jours. Et d'ailleurs, de reconnaître qu'on continue à apprendre et qu'on ne connaît pas tout, ça fait partie de l'approche de Donc voilà, l'approche de s'inscrit non s'inscrit dans le mouvement de l'approche sociale du handicap. On en a parlé la semaine dernière encore une fois. Donc je vous réfère à cet épisode-là, mais en ultra très bref, l'approche sociale du handicap va dire que ce n'est pas la personne elle-même qui est handicapée qu'on doit modifier, c'est l'environnement qu'on doit adapter parce que c'est l'environnement qui met la personne en situation de handicap. Quand on parle de handicap, je parle de handicap de façon très large.
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Je comprends ici le handicap comme toute façon de fonctionner qui est différente de fonctionner qui est différente de la majorité de la population, puis qui permet des enjeux au quotidien. Ça s'inscrit plus spécifiquement dans le mouvement des approches critiques du handicap. Encore une fois, je vous le fais à l'épisode précédent et encore plus précisément dans les approches critique en nautisme. Donc le mouvement neuro-affirmatif de l'approche neuro-affirmative est originaire de recherche en nautisme. C'est important parce qu'évidemment ça va te traiter l'approche.
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Si on a d'autres neuro-divergences puis que c'est pour de cette ça s'applique quand même parce qu'on a élargi la neuro divergence, on n'est pas que l'autisme, mais ça vient quand même de là dans beaucoup de cas. Ce que ça veut dire en bref, entre autres, c'est que les personnes, que toute personne est valide. Je m'excuse, je m'excuse, je m'excuse en 2 secondes, il y a du bruit de construction autour de moi. J'espère que ça ne dérange pas trop le son. Moi, je ne suis pas capable de tester parce qu'évidemment, j'entends toujours le bruit.
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Même si je m'enregistre, je l'entends pareil. Je ne sais pas si c'est l'enregistrement ou le bruit réel. J'espère que ce n'est pas trop problématique. Donc ce que ça veut dire, c'est que les l'approche nouveau affirmative d'abord, c'est que les humains, tous les humains ont une valeur et que ce n'est pas parce qu'on produit du capital, donc on travaille et qu'on fait de l'argent, qu'on a une valeur dans la société. Ce que ça veut aussi dire l'approche neuro affirmative, c'est que tout ce qui se fait pour les personnes neuro divergence doit se faire par et pour les personnes neuro divergence, que ça soit de la recherche, du développement de programme, de l'intervention, peu importe, ça devrait toujours inclure des personnes neuro-divergentes et leurs proches dans le processus.
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Voilà, toutes les étapes du début à la fin et non pas juste une petite vérification à la fin pour voir si tout a été fait correct. Ça devrait être dans tout le processus. Est-ce que c'est toujours ça comme ça? Non, mais c'est ça que ça devrait être. Ce n'est pas juste en euros à l'approche neuro-inflammatoire, ça devrait être comme ça dans beaucoup de domaines, mais c'est ça.
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C'est en progression un peu partout, mais ça prend du temps. Ça veut aussi dire qu'on adapte l'environnement pour faciliter la vie de la personne et qu'on n'essaie pas de modifier la personne pour l'adapter à son environnement. Ce n'est pas à la personne de faire tous les efforts et toutes les modifications pour pouvoir fonctionner dans un environnement qui ne lui convient pas. Puis c'est surtout cette partie-là souvent qu'on va vous voir en intervention, que ça soit comme parent, qu'on va plutôt l'expérimenter quand on est en contact avec des personnes professionnelles, des médecins, des enseignants, peu importe, mais de savoir comment ça devrait être fait. Puis de savoir qu'on a un espace comme parent qu'on peut participer.
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La recherche participative, la recherche qui inclut les personnes concernées, on peut participer, nous, comme simples individus. On n'a pas besoin de formation spécifique, on a juste besoin de vivre la réalité, que ce soit comme personne neuro divergence ou comme proche de personnes neuro divergentes. On peut être inclus dans le développement de programmes, on peut être inclus dans les recherches, on peut être inclus dans plusieurs endroits. Est-ce que c'est facile de trouver des endroits pour s'impliquer Non, je ne veux pas vous le cacher, mais ça se fait. Et donc, ça veut aussi dire que si dans certains cas vous trouvez qu'il y a des choses qui ne sont pas du tout appropriées, vous pouvez le soulever.
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Dire écoutez, ça j'ai de la misère, je trouve que ça ne convient pas, ça ne s'aligne pas avec l'approche, je n'ai pas l'impression que ça a été développé avec des personnes concernées. Ça veut aussi dire que comme professionnel, on peut faire ce genre de démarche. J'utilise professionnel au sens large intervenant peu importe là. On doit garder ça en tête quand on développe des programmes, on doit garder ça en tête quand on applique des programmes qui nous ont été donnés d'ailleurs. Des fois ça peut être de dire ce programme là souvent on a une petite marge de manoeuvre comme intervenant dans le réseau surtout mais des fois il faut le nommer de dire moi je trouve pas que ça marche je trouve que ça correspond pas.
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Après ça, ça va changer quelque chose malheureusement souvent pas, mais au moins comme on a fait notre responsabilité de le nommer. À un moment donné à force de le nommer, on peut-être finir par avoir un impact. Que ça soit de la part des parents ou des professionnels. Puis j'entends ça dire parents ne vous gênez pas, c'est souvent ça qui va avoir le plus d'impact. Si tout le monde finit par le dire, ça va peut-être finir par changer quelque chose.
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Mais c'est sûr que c'est loin d'être répandu comme type de soutien parce que en ce que la recherche dit puis ce qui se voit sur le terrain, il y a toujours beaucoup beaucoup d'années parce qu'il faut former les gens, il faut d'abord que ça soit accepté, après ça il faut former le monde, il faut que ça se rende, il faut que ça modifie les programmes, c'est des choses qui prennent du temps. Donc c'est normal que que ce soit au public ou au privé, vous ne voyez pas encore tant que ça des approches neuro affirmatives réellement appliquées. Et là ça nous amène à comment on identifie ça. Mais d'abord avant de sauter la dent, pourquoi est-ce que j'utilise cette approche et pourquoi je recommande. On vient de le nommer, c'est développé par et pour des personnes concernées, donc ça évite au moins en grande partie les jugements de l'extérieur.
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Parce que quand les programmes ou les recherches sont faits par des gens qui sont, qui ont une vision externe, qui ne vivent pas la réalité de l'intérieur, il y a toujours un certain niveau de jugement. C'est dur de ne pas juger des requins qui fonctionnent complètement différemment de nous. C'est vraiment difficile, l'humain juge. Donc d'avoir des gens qui sont, qui vivent personnellement la réalité de l'intérieur, ça réduit de beaucoup le risque de jugement. C'est aussi une approche qui promouvoit l'autonomie et non l'indépendance à tout prix.
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Alors qu'est-ce que c'est la différence entre l'autonomie et l'indépendance L'indépendance c'est résumer, faire seul. L'autonomie, c'est plutôt avoir la pouvoir de décision sur ce qui va se passer sur nous, sur notre corps, sur nos choses, sur notre cerveau, notre notre santé. Donc, c'est de pouvoir décider. Est-ce qu'on décide seul Non, on peut décider avec de l'aide. Est-ce qu'on décide et est-ce qu'on fait les choses seules Possible, possible que non.
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Alors que l'indépendance, ça veut dire faire seul. Donc c'est une approche va promouvoir de que c'est normal d'avoir besoin de soutien dans certains contextes. C'est aussi une approche qui va valoriser l'humain comme un humain et non pas comme une personne qui produit du capital, de l'argent. Et c'est basé sur des recherches entre autres évidemment qui incluent les personnes concernées et qui aussi illustrent les impacts qui traumatisant des approches non neuro affirmatives puis les conséquences à moyen long terme sur la santé mentale et la santé physique des gens qui vivent toute leur vie à se suradapter à un contexte qui ne leur convient pas du tout parce qu'ils vivent avec une neuro divergence qui ne soit pas reconnue que parfois ne savent pas non plus s'adaptent à leur environnement, puis ont l'impression que c'est elles qui sont déficientes, déficitaires, puis ont passé leur vie à s'adapter. Il y a beaucoup de recherches qui ont honte qu'il y ait un gros impact sur la santé mentale et la santé physique de ces personnes-là.
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Un des risques qu'on voit, je l'ai nommé vite, c'est l'appropriation. L'appropriation qui peut être faite de bonne foi. Des fois, c'est juste une mauvaise compréhension de la personne qui vous offre du soutien. Elle n'a pas tout compris les détails. Elle a l'impression d'avoir compris.
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Elle n'est pas tout à fait. Et c'est ça. Fait que des fois, c'est fait de bonne foi. Puis c'est juste une question de on pense qu'on sait mais finalement on ne sait pas que tu as fait puis ça peut avoir un impact négatif. Mais dans d'autres cas, c'est carrément juste une question financière parce que tranquillement en train de devenir un genre de mine d'or.
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Ça a été longtemps négligé. Beaucoup de ces personnes-là sont vulnérables parce qu'elles ont vécu des traumas complexes, passé leur vie à s'adapter, avoir vécu beaucoup de conséquences négatives, sont en recherche d'aide. L'aide n'est pas facile à trouver. Il n'y a pas beaucoup de ressources vraiment formées. Dans la, tu sais, au Québec en tout cas, puis dans beaucoup de sociétés, les ressources sont difficiles d'accès même au privé, mais au public encore plus parce qu'il y a un manque criant de ressources.
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Donc, c'est facile de convaincre les gens de dire oui, oui, moi, j'ai la solution miracle à ton problème. Je sais exactement ce qu'il faut faire donc ça devient une mine d'or pour certaines personnes qui n'ont pas nécessairement des bonnes intentions dans ce cas-là. C'est aussi devenu un peu une mode. Donc il y a comme un réappropriation du mouvement social en approche d'intervention uniquement, qui ne sont pas toujours en ligne avec les mouvements sociaux, puis la recherche sur le sujet. C'est dur, OK, moi, je modifie ma façon d'intervenir, j'amène des petits aménagements, puis oups, je deviens neuro affirmatif et maintenant, je peux faire marketing sur mon approche de cette façon-là.
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Tout ça a un risque important parce que les gens vont dire je suis neuroaffirmatif. Quand on se dit ok, on connaît ça un peu, c'est ça qu'on cherche. On y va en confiance. Et là, parce qu'on est en confiance, on a une plus grande chance de répéter des traumas. Quand on parle de traumas complexes, c'est des traumas complexes, ce n'est pas comme un trauma parce qu'il y a eu un événement dans notre vie, ce n'est pas moins bon ou il n'y a pas un niveau de pire ou moins pire.
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C'est juste une question de différence, le trauma où on a eu un événement traumatique. Le trauma complexe, c'est une accumulation d'événements traumatiques généralement individuellement moins gros, mais qui s'accumulent et donc qui peuvent avoir un impact important. Puis quand on a quand on pense qu'on est dans un endroit où on est en sécurité avec quelqu'un qui va avoir une approche neuro-affirmative, on peut baisser notre garde plus rapidement et il y a une plus grande chance de répéter des traumas. D'où l'importance de faire le bon choix. Donc comment on identifie les bonnes personnes pour nous soutenir comme parents ou comme personnes neuro-divergents.
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Donc la 1re chose à voir c'est est-ce que la personne est centrée sur répondre à nos besoins ou aux autres enfants ou sur la modification des comportements. On ne veut pas une recherche de modification de comportement. Est-ce que l'objectif ultime, vous vos parents, c'est de modifier les comportements. C'est très possible parce qu'il y a des comportements qui au quotidien sont ultra difficiles à vivre. Ok, mais l'objectif, ce n'est pas de dire il y a ce comportement-là, on va corriger le comportement.
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L'objectif devrait être de dire il y a un comportement, quel est le besoin qui amène ce comportement-là. On va répondre aux besoins et le comportement devrait s'en aller de lui-même si on répond aux besoins de la bonne façon. Est-ce que c'est simple Non, on en a parlé encore et encore et encore dans plein d'épisodes. Mais c'est ça qu'on doit chercher, c'est ça qu'on veut que la personne qui nous soutient, qui soutient notre enfant, notre enfant fasse également. On veut donc que ces personnes-là priorise les adaptations de l'environnement d'abord.
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Donc est-ce qu'on peut avoir puis ça ça devrait inclure l'environnement où on rencontre la personne dans la mesure du possible. Évidemment on peut pas s'attendre à ce qu'un professionnel dans un hôpital ait beaucoup de contrôle sur adapter l'environnement. En peu euro privé par contre, oui en général, on a plus de contrôle. Même si quelqu'un loue des locaux, il n'y a pas nécessairement 100 pour 100 de contrôle, mais c'est des moins grosses structures. Fait qu'en général, il y a plus de contrôle dans les petites cliniques et tout ça.
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Mais c'est sûr que dans un très gros établissement de santé du réseau public, ce n'est pas parce que l'environnement n'est pas adapté que la personne que vous rencontrez, elle n'est pas tout à fait pertinente. Leur contrôle est beaucoup moins grand. Mais idéalement, on voudrait que à la fois l'environnement où vous avez les rencontres et ce qui est suggéré dans vos interventions, ça va être par exemple d'avoir des environnements moins brillants, des lumières différentes, adapter les outils, avoir des outils individuels d'adaptation, des objets lourds, un chien d'assistance par exemple. Il faudrait d'abord les accepter tous ces outils-là et les offrir dans certains cas quand pertinents. Au lieu de choses qui vont vous amener, vous, vos enfants, à vous modifier pour vous adapter à l'environnement.
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Donc ça pourrait être tout simplement de dire le rendez-vous doit être 2 fois une demi-heure au lieu d'une heure parce que moi une heure c'est trop mon enfant il est pas capable. Mais si la personne n'est pas capable de faire ça on a déjà ça part mal. Parce que ça demande à votre enfant de s'adapter au contexte d'intervention au lieu de s'adapter à votre contexte. Puis oui, il peut y avoir des contraintes institutionnelles dans l'établissement qui posent problème. Mais il reste quand même que dans la mesure du possible.
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Puis des fois, ce n'est pas possible. Des fois, dans le contexte de travail, la personne, ce n'est juste pas possible. C'est correct de dire écoutez, je comprends vraiment que c'est ça le besoin dans mon environnement. J'arriverai pas à faire ça pour x y raison comment est-ce qu'on peut trouver une façon d'adapter le mieux possible. Il faut garder ça en tête, tout le monde a un contrôle limité surtout dans les gros établissements.
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On veut aussi que quelqu'un a une approche qui est centrée sur les forces de la personne. Donc on ne cherche pas que les déficits de la personne, on cherche aussi les forces puis on cherche à soutenir les forces pour venir compenser le déficit puis aussi adapter pour les déficits. Donc on vient à l'adaptation entre autres de l'environnement mais pour que. Mais on veut, puis idéalement même dans un rapport par exemple d'évaluation, on ne veut pas avoir juste ces déficits de l'enfant ou les nôtres si on va dans une évaluation pour nous. On voudrait aussi avoir les forces parce que c'est là-dessus qu'on va tabler.
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Il n'y a pas un enfant qui n'a pas de force, peu importe ces défis, il va quand même avoir des forces. Parce que ça va être plus dur à trouver des fois peut-être, mais il y en a. Et puis il faut pas juste les, il faut pas juste les mettre sur papier là, il faut y croire comme intervenant là, j'apprécie ça à tout le monde ici. Il faut croire aux forces, il faut croire à l'expérience vécue. Autant de votre enfant que de vous comme parent ou des proches autour et partir de votre demande.
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Si la personne n'est pas prête à vous écouter vraiment, si elle remet en question votre vécu, ce c'est pas bon signe parce qu'on veut vraiment que la personne parte de votre demande, part de vos besoins pour décider c'est quoi les objectifs, pourquoi on est là, qu'est-ce pourquoi on fait ça là, tu sais et et non pas de partir de normes sociales ou d'attente sociale donc l'enfant devrait là je n'ai pas d'idée de même là j'étais l'enfant devrait se faire 3 amis à l'école ouais mais si l'enfant il en veut pas des amis peut-être pas ça son besoin là c'est peut-être autre chose complètement mais on pense que ça prend des amis fait que l'enfant il n'y a pas d'amis fait qu'on va mettre comme objectif que l'enfant se fasse 3 amis et ça se peut que ça soit pas ça le besoin de pantoute. L'idée c'est de dire c'est pas parce qu'il y a norme qu'un enfant devrait avoir des amis de son âge de surcroît qu'il faut absolument que ça soit ça l'objectif. L'objectif doit être un enfant a besoin de contact humain significatif. Peut-être que c'est avec un adulte, peut-être que c'est avec des enfants plus jeunes, peut-être que c'est même pas un humain, peut-être que c'est un animal que ça prend.
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Juste un contact physique ou un contact social. C'est de dire on part, on pense vraiment en dehors de la boîte, puis ça j'en ai parlé plein de fois, mais c'est un peu ça qu'on recherche chez la personne avec qui vous allez travailler. Puis encore une fois, j'y reviens, on met de l'avant l'autonomie et non l'indépendance à tout prix comme objectif. Est-ce que ça se peut que l'indépendance soit l'objectif, ça se peut, ça se peut que ça soit ça l'objectif, mais si c'est juste ça toujours l'objectif de la personne qui intervient, ce n'est pas le bon objectif parce qu'on veut avoir, puis c'est sûr qu'avec des enfants, mais on va, des jeunes enfants, on ne va jamais aller vers l'indépendance à 100 pour 100 parce qu'il n'y a pas de jeunes enfants qui sont 100 pour 100 capables de faire des choses tout le temps tout seul. Plus les enfants grandissent, par contre plus on va vers l'indépendance.
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Puis à l'âge adulte, on s'attend à une indépendance, mais ça se peut que ce ne soit pas possible pour vos enfants. L'idée, c'est de dire qu'est-ce que comment est-ce qu'on peut favoriser l'autonomie au maximum de cette personne là tout en soutenant ces défis et ne pas chercher l'indépendance à tout prix à moins que ça soit ça l'objectif évidemment. Quand la personne peut vous accompagner dans la défense des droits, de vos défenses de droits comme famille ou de votre défense des droits de votre enfant auprès des instances des organisations. Évidemment, il y a des limites dans le réseau puis souvent là, c'est quand c'est l'employeur, c'est difficile d'aller contre notre employeur, mais il reste que la personne devrait pouvoir vous outiller vers les ressources qui pourraient vous aider si eux ne peuvent pas le faire directement. Mais déjà de parler en votre nom puis de ramener vos besoins si ça comme si on parle par exemple de couper un rendez-vous en 2 pour un enfant qui ne pourrait pas faire une heure complète parce que ça serait trop.
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Si la personne n'essaye pas au moins d'aller parler à son gestionnaire pour dire écoute pour cet enfant-là, cliniquement une heure c'est trop, on peut te couper ça en 2 dernières s'il te plaît parce qu'on va avoir une meilleure participation de l'enfant blablabla. Un gestionnaire un peu compréhensible devrait accepter. Il faut que la personne fasse au moins la démarche de demander, à moins qu'elle a déjà essayé avant, puis ça n'a pas marché. Dans le même ordre d'idée que la personne fasse au moins un essai de modifier des services inadaptés. C'est sûr que dans le système il y a des limites puis que ça va être difficile, mais qu'au moins de nommer quand les services sont adaptés comme je l'ai dit que si moins ils peuvent rapporter cette information-là qui vient de vous comme parent puis comme parent si vous êtes capable aussi si vous avez l'espace mental, le temps, l'énergie de le faire vous aussi de rapporter c'est important.
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Et puis idéalement là, ça c'est pas tout le monde parce que tout le monde qui a le temps puis c'est pas tout le monde qui a cette priorité là là c'est là c'est pas qu'ils font envie puis c'est correct mais ces gens peuvent être impliqués, ils peuvent vous impliquer vous ça vous intéresse ou d'autres personnes directement concernées à différents niveaux. Ça aussi c'est un signe que cette personne-là a vraiment compris l'approche me voir affirmative du par et pour donc d'impliquer les gens et d'être prêt à se faire critiquer aussi. De se faire moi telle chose dans le suivi ne me convient pas, puis d'être capable de le prendre puis dire ok, je vais changer des choses ou je vais changer ce que je suis capable de changer, puis je vais remonter ce que je peux pas sur les choses sur lesquelles je n'ai pas de pouvoir, ça démontre cette posture-là, cette philosophie-là, si on veut, d'intervention. J'espère que ça vous aide. C'est sûr que ce n'est pas quelque chose qu'on veut voir.
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Ça ne va souvent pas être inscrit sur le programme. C'est des choses qu'on va poser. C'est des questions qu'on doit explorer. Ce n'est pas toujours évident, mais ça vaut la peine de les explorer pour être sûr que vous êtes avec les bonnes personnes. Puis que le soutien que vous allez recevoir, il va être approprié à vos besoins et aux besoins de votre enfant.
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Puis je veux juste avoir une petite mention là pour les personnes intervenantes, les éducateurs, les thérapeutes, les médecins. Ça se peut que certaines informations que je viens de donner soient confrontantes, surtout si vous pensez avoir une approche nouveau affirmative, plus vous réalisez que finalement peut-être pas tant pis vous n'avez pas tout fait ce qui est dans la liste puis l'objectif c'est tellement pas de prendre personne en défaut ici là puis je veux pas que personne prenne ça comme une critique négative mais comme une opportunité de se questionner de questionner nos pratiques qu'on t'aurait toujours offert de toute façon. Puis c'est une un élément essentiel de l'approche de quoi affirmative, de dire est-ce que je fais la bonne chose, est-ce que je dois modifier des choses en fonction des besoins des gens avec qui je travaille, parce que ça va toujours être à modifier. Il n'y a pas un une façon canée d'intervenir avec toutes les personnes neuro-divergentes, peu importe qu'elles soient autistes TDAH, TDAH, et ce n'est pas parce qu'on est autiste qu'il y a une façon de fonctionner, d'intervenir qui va être la bonne. Donc c'est vraiment ça qui est important.
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Puis je le sais les défis de changement de pratique, je connais les milieux institutionnels, je n'essuie plus, mais j'y ai été longtemps. C'est dur, parfois ça apparaît parfaitement insurmontable, mais des fois on peut faire des petites brèches, ça vaut la peine d'essayer. Parce que tout ce qu'on peut faire pour essayer de faire bouger, de bouger le réseau, faire bouger les services, ça va faire une différence. Puis ça fait une différence ne serait-ce que dans la posture qu'on a de dire il y a un enjeu, on essaye de faire bouger les choses déjà juste ça fait une différence parce qu'on reconnaît qu'il y a un enjeu, puis on reconnaît que le service aide pas à 100 pour 100. Puis on ne change pas la perfection personne en ce moment-là.
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Tu sais, j'ai dit au début, on est tous en un work in progress, on est tous en apprentissage, mais c'est ça. L'idée, c'est vraiment de une volonté de changer pour vraiment accepter les personnes telles qu'elles sont. Parce qu'après adopter une approche réellement de nos fois affirmative puis que ce soit comme professionnel que ce soit comme parent ça prend du temps puis ça prend une grande remise en question puis une remise en question de ce qu'on a appris de ce qu'on a comme instinct, que ça soit d'intervention ou de parents. Puis dans certaines disciplines au niveau professionnel plus que d'autres, là il y en a qui sont plus loin de la neuro-affirmation que d'autres. Il y en a qui sont beaucoup plus proches dans leur formation.
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Donc c'est tout un processus qui prend beaucoup du temps puis qui est vraiment confrontant. Moi aussi, je suis un apprentissage constant là-dessus, je l'ai dit, je le redis, c'est la même chose. Pour les parents, pour ces raisons-là, il faut faire preuve d'indulgence envers les personnes avec qui vont vous soutenir parce qu'elles n'ont pas le plein contrôle sur le contexte, surtout dans le réseau. Mais ça ne vous empêche pas de demander des changements, ça ne vous empêche pas de faire des commentaires ou de faire une demande de changement de personnes. Si vous voyez que ça ne marche pas du tout, ça se peut que ce soit le contexte, mais peut que ce soit la personne avec qui vous travaillez qui n'est vraiment pas là dans son approche au niveau de la dette neuro-affirmative.
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Je reviens toujours à ça comme parent, faites-vous confiance. Si vous ne le sentez pas, c'est correct, faites-vous confiance. C'est vous qui êtes le père de votre enfant, c'est vous qui le connaissez mieux. Si vous pensez que le soutien qu'on apporte à votre enfant en ce moment, ça ne convient pas, nommez-le. Dites-vous pas, c'est parce que c'est un professionnel, il sait mieux que moi.
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Non, vous connaissez votre enfant. Vous savez vous aussi. Donc, de savoir ces informations-là, ça peut vous amener à poser des questions. C'est un petit peu ça l'objectif aussi de cet épisode-ci. Puis du dernier, c'est-à-dire je peux poser des questions à la personne.
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Je peux amener de l'information en disant moi j'ai eu ça comme information fait que je questionne l'approche que vous avez en ce moment pour plein de raisons. Puis la personne qui est devant vous puis qui a une posture d'ouverture est prête à vous expliquer pourquoi elle elle travaille de cette façon-là. Peut-être qu'il peut y avoir très bien des raisons, peu importe, il va y avoir une justification. Ça se peut qu'avec l'explication, vous soyez confortable avec ce qui se passe. Ça se peut que non.
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C'est vraiment ça l'objectif. C'est vraiment de vous outiller avec la théorie, avec l'information pour défendre les besoins de vos enfants, puis vous aider à soutenir dans votre réflexion, puis dans votre sélection des gens qui vont vous soutenir. Puis pour les personnes qui sont professionnelles, intervenants, et caetera, éducateurs, c'est vraiment de vous soutenir à réfléchir sur votre éducateurs, c'est vraiment de vous soutenir à réfléchir sur votre, vous invite à vous inviter à réfléchir sur votre approche d'intervention plutôt que ce n'est pas vraiment un soutien que je fais ici. C'est vraiment plus une, je vous amène à se questionner, à savoir est-ce que ce que j'ai comme approche, c'est vraiment neuro-affirmatif. Puis j'en profite pour partager que j'avais donné la formation de l'ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec sur la neurodiversité.
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Les inscriptions sont ouvertes en ce moment pour un membre d'enregistrement, mais vraiment de la publication normalement, les inscriptions vont être ouvertes. Ce n'est pas obligatoire d'être un membre de l'ordre pour y participer, mais c'est destiné aux personnes professionnelles ou techniciens de réseaux, de différentes professions de de relations d'aide. Tous les détails sont sur le site de l'ordre, le lien va être dans les dans les j'ai juste commentaire en tête dans les notes de l'épisode. Donc voilà, donc merci d'avoir été là aujourd'hui pour vous et pour vos enfants. Encore une fois j'espère ne pas vous avoir trop perdu avec ces informations-là qui sont peut-être un peu plus ardues que d'habitude.
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Si vous pensez que l'épisode peut aider un parent de votre entourage, partagez-le dans ce cas-ci aussi une personne traditionnelle de votre entourage et donc vous allez à la fois leur dire je pense à toi et je te comprends ou je pense que ça pourrait être utile comme information. Si vous voulez passer à l'action pour être un peu moins débordé, le guide gratuit sortir du mode survie est disponible sur le site internet à maman famille point c a, moment au pluriel barre oblique survie. À la prochaine fois.